Thierry Coupin : la Voie d’un Karatéka

Amateur d’arts-martiaux, sensei au sein du dōjō de Carnières-Morlanwelz, arbitre de compétitions… Thierry Coupin possède un profil à multiples facettes ! Cet éternel passionné nous partage aujourd’hui sa vision du karaté, son histoire et son avis sur l’e-commerce Daisho. “Rei !”

Bonjour Thierry ! Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et relater votre parcours à nos lecteurs ?

Bonjour ! Thierry Coupin, je suis ingénieur chimiste de formation et ma passion est le karaté que je pratique depuis l’âge de 12 ans. Cette année, on fêtera les 45 ans de pratique ! *Sourire* J’ai été membre de l’équipe nationale et j’ai participé à la Coupe d’Europe à la Coupe du Monde et évidemment à tous les championnats fédéraux et nationaux. Je suis devenu, par la suite, arbitre national et international. J’ai aussi occupé des postes en tant qu’administrateur, président et vice-président de la Fédération francophone de Karaté et de la Fédération belge de karaté. J’ai donc un parcours assez complet et actuellement ma plus grande passion est d’enseigner !

Que vous apporte le Karaté-Do Shotokan dans votre vie quotidienne ? Quelle approche avez-vous de la discipline ?

Le karaté m’apporte une très grande stabilité et une bonne gestion du stress. J’ai souvent vécu des situations stressantes en tant que compétiteur et en tant qu’arbitre. Par exemple, quand on arbitre une finale de championnat d’Europe ou du monde, on a tout le public et les supporters qui sont présents, donc dans la vie de tous les jours, c’est un plus. C’est ce côté du karaté qui m’intéresse puisque c’est l’épanouissement de l’individu.

Le karaté m’apporte aussi une stabilité du point de vue de la santé, si ce n’est les blessures liées à la compétition et à un excès de sport. C’est donc très positif, que ce soit dans ma vie professionnelle, familiale et dans mes relations avec le club et les instructeurs.

Quel est votre plus beau souvenir lié au Karaté ?

Le plus beau souvenir que j’ai en tant que compétiteur, c’est ma sélection et ma participation à Tokyo pour la Coupe du Monde en 1992. C’était l’apothéose pour un karatéka amateur que je suis !

Au point de vue du Club, ça a été la transformation de ce bâtiment en un vrai dōjō. Ca m’est venu à l’idée au moment où je suis revenu du Japon. Là-bas, je m’entrainais dans de vrais dōjōs et non dans des salles omnisports.

C’est aussi, bien sûr, le sourire de la famille quand je reviens avec une coupe ou même sans coupe, à partir du moment où je fais de mon mieux. Ce sont ces moments partagés en famille et avec la famille du Club que je retiens surtout.

Vous êtes Sensei au dōjō de Morlanwelz-Carnières : qu’est-ce qui vous plaît le plus en tant que professeur ?

C’est surtout le contact avec les jeunes, que ce soit avec les tous petits à partir de 3 ans ou les adolescents, mais aussi avec les adultes. On a un panel de personnes de tout horizon. Bien souvent on me dit d’ailleurs : Tu ne vieillis pas ! Comment tu fais ?” Ce sont les jeunes qui me tiennent jeune ! C’est quelque chose d’inestimable de rester jeune dans la tête et de toujours avoir des projets d’avenir.

Je suis d’ailleurs diplômé instructeur de la Japan Karaté Association, donc je passe encore des examens pour monter en niveau d’un point de vue instructeur international et perfectionner la qualité de l’enseignement.

Vous avez également un poste d’administrateur au niveau de la fédération francophone et nationale du JKA (Japan Karate Association). Quel est l’objectif de cette association ?

Il y a deux aspects : l’épanouissement de l’individu au travers de la pratique du Karaté-Do et l’aspect sportif. J’ai eu l’occasion de combattre dans les deux systèmes : la JKA et la Fédération mondiale du Karaté qui englobe l’ensemble des “styles” de karaté et qui faisait d’ailleurs partie des disciplines olympiques cette année.

Après la compétition, j’ai rapidement été invité à venir aider l’organisation au niveau administratif. On m’a aussi demandé de venir avec mon “plus” professionnel, étant gestionnaire de projets. J’ai donc pu transposer mes connaissances. Au début, j’étais président de la Fédération belge de Karaté, vice-président de la Fédération francophone JKA et maintenant j’ai un peu ralenti le rythme en demandant à être déchargé de postes administratifs. J’ai quitté mon poste de président de la Fédération belge de Karaté, mais je reste administrateur au niveau de la JKA.

Thierry Coupin

Cette année fut compliquée à bien des niveaux, notamment pour les sportifs… Comment avez-vous vécu la situation en tant que passionné d’arts martiaux et comment vous êtes-vous adapté au niveau des entraînements et des compétitions ?

Le Covid était forcément une mauvaise année, mais comme j’ai un esprit positif, ça m’a permis d’apprendre de nouvelles choses dans la manière d’enseigner, par exemple. Evidemment ça n’a pas été facile de donner cours devant une caméra et de ne pas avoir de contact avec les élèves. J’ai d’ailleurs abandonné assez rapidement après, je pense, 2 mois de cours en vidéo.

Par contre, je me suis adapté en approfondissant mes connaissances en kata. J’ai lu beaucoup de livres de référence et mis tout ça par écrit. J’aurais presque pu publier un livre ! C’est peut-être un objectif pour plus tard ? J’ai continué à m’entraîner personnellement tous les jours et j’ai pu reprendre la préparation physique, chose que j’avais abandonnée depuis longtemps, faute de temps. Je me suis donc refait une santé.

Evidemment, dès qu’on a pu reprendre les activités avec les moins de 13 ans, on a recommencé les entraînements de suite et installé une VMC double flux. On a maintenant une ventilation digne des dōjōs professionnels ! On a aménagé la salle différemment, modifié notre façon de donner cours et on garde cela. On dit toujours qu’il y a un “avant” Covid et un “après” Covid, mais l’après Covid, certainement dans le dōjō, sera de meilleure qualité grâce à l’expérience acquise lors de cette période.

Quel est votre secret pour garder une forme olympique ? Y a-t-il des types d’exercices et des mouvements que vous pratiquez souvent en tant que karatéka ?

Le secret de ma forme physique actuelle ? Je ne m’entraîne pas à la maison. La maison, c’est un cadre fait pour la famille. Preuve en est, quand j’ai donné cours en vidéo on m’a envoyé des photos. Quand je voyais la manière dont les personnes s’entraînaient, je me dis qu’ils étaient vachement courageux !

Il y a aussi l’alimentation. Il faut une hygiène de vie la plus correcte possible – je ne dis pas que je ne fais pas de 3e mi-temps avec les anciens du club de temps en temps *sourire* – mais je fais très attention à mon alimentation. J’évite les médicaments lorsque je peux me soigner naturellement (évidemment, contre le virus, c’est difficile d’avoir un vaccin “bio” *rires*). Je positive aussi beaucoup et j’essaye toujours de chasser les mauvaises choses autour de moi. Je fais aussi de la préparation physique avec un peu de musculation. Pas trop, mais juste ce qu’il faut pour maintenir une ossature de qualité !

Quels produits / services liés à Daisho appréciez-vous et pour quelle(s) raison(s) ?

J’ai parlé de l’alimentation au niveau de ma forme physique et au niveau de cet aspect il y a aussi les compléments alimentaires. Via l’e-commerce Daisho, nous avons justement accès à toute une panoplie de compléments alimentaires, nécessaires pour tenir le coup. Il existe tout une gamme de produits qui sont de bonne qualité. Je n’ai jamais eu le moindre problème.

Concernant les équipements, ce n’est pas toujours facile de trouver des équipements lourds comme des punching balls, des sacs de frappe ou des tatamis. Grâce à Daisho / Synergies Vector, on a accès à tout ce matériel !

Il y a aussi un service derrière. C’est à dire que lorsqu’on a des questions comme, par exemple, “comment installer un tatami correctement”, on reçoit des conseils personnalisés de la part de Daisho. Toutes les choses évoluent, les tatamis de maintenant ne sont plus ceux de mon époque. Avant, c’était du carrelage ou des revêtements en bois ou en synthétique. Maintenant, on a vraiment un dojo avec des tatamis spécifiques à chaque discipline comme le karaté.


Encore merci à Thierry pour sa bonne humeur et cet agréable échange ! Envie de suivre ses traces et d’évoluer au sein de votre discipline ?