Pierre Parmentier : de combattant à préparateur physique

C’est au sein même de son domicile que Pierre Parmentier nous a accueillis pour échanger autour de notre passion commune : les sports de combat. Retour sur son parcours atypique et les raisons qui l’ont poussé à faire confiance à Daisho !

Bonjour Pierre ! Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et relater votre parcours à nos lecteurs ?

Pierre Parmentier ! J’ai 35 ans et j’ai commencé les arts martiaux à 13 ans avec le Jiu Jitsu traditionnel que j’ai pratiqué en compétition. J’ai gagné une Coupe d’Europe en “Juniors”. Après, je suis arrivé à l’Université en éducation physique. Là, je me suis davantage orienté vers le Sambo et le MMA. J’ai également pratiqué le Jiu Jitsu brésilien. Je suis d’ailleurs allé m’entraîner 2 fois au Brésil et également en Russie. J’ai donc pas mal bourlingué au niveau des différents arts martiaux et sports de combat.

Ensuite, je me suis davantage orienté vers la préparation physique.

Vous êtes amateur d’arts martiaux depuis votre plus jeune âge… Qu’est-ce qui vous a poussé à côtoyer cet univers passionnant ?

J’ai toujours été attiré par les arts martiaux, les sports de combat, mais aussi le travail de force et la confrontation. Je me suis orienté vers le Jiu Jitsu après avoir eu une initiation en secondaire et puis un club s’est ouvert près de chez moi.

Du coup, les disciplines dans lesquelles je me sens bien sont celles qui mélangent à la fois le pied-poing, le travail de lutte et le travail au sol. Finalement, c’est ce qui est quand même le plus proche de la réalité ! Au niveau des transitions, c’est vraiment dans ces phases là où, je ne vais pas dire que j’excelle, mais j’ai toujours été assez bon, contrairement à d’autres personnes qui peuvent avoir une partie dominante comme la lutte ou le pied-poing. Personnellement, ça a toujours été ces fameuses transitions entre les différentes phases : frappe-lutte, lutte-frappe, lutte-sol…

Que vous apportent les sports de combat dans votre vie quotidienne ?

De l’assurance, mais ça nous amène aussi à relativiser, à se rendre compte qu’il y a toujours plus fort que nous. On a à apprendre de tout le monde. Celui qui veut montrer qu’il sait plutôt que d’échanger se fait vite rattraper à un moment donné. Il faut donc rester humble. De toute façon, une erreur se paye cash face à n’importe qui.

La confrontation et la compétition sont également des valeurs qui nous aident à progresser. Dans notre famille, on est le plus beau et le plus fort, le plus intelligent. Une fois qu’on arrive en compétition, on se rend compte que c’est finalement comme l’école de la vie où on apprend à gagner, à perdre, à se remettre en question et à avancer. Je pense que c’est hyper important dans le sport en général, mais encore plus dans les sports de combat et les arts martiaux.

Même s’il ne s’agit pas d’une généralité, certains sports semblent avoir perdu leur essence de base et je pense que globalement, à quelques exceptions près, les arts martiaux et les sports de combat ont quand même relativement bien gardé leurs valeurs d’origine.

Revenons sur votre parcours en compétition… Quel est votre plus beau souvenir ?


J’ai pas mal de beaux souvenirs… En compétition, il y a la Coupe d’Europe en “jeunes” gagnée lorsque j’avais 18 ans. C’était vraiment l’aboutissement de 3 années d’efforts où je n’avais vraiment que ça en tête.

Après ? Mmh… Je vais peut-être parler de mon dernier combat en MMA !

Ça faisait un moment que j’avais arrêté la compétition. J’ai eu besoin d’un nouveau challenge. Je m’y suis donc mis à 200% ! Tout ce que j’avais appris en préparation physique m’a énormément aidé. J’ai également pu en apprendre beaucoup sur moi-même. Ça n’a pas toujours été facile, mais j’ai eu pas mal de soutien autour de moi, notamment celui de ma famille et d’amis qui habitent à l’étranger et regardaient en direct à la TV. Mon père n’était pas forcément heureux que je reparte dans la cage, mais il m’a tout de même accompagné ce jour-là. Aujourd’hui, il n’est plus là donc je suis content qu’il ait pu être présent lors de mon dernier combat.

Vous êtes aujourd’hui préparateur physique et moniteur sportif… Un profil à multiples facettes ! Comment vos différentes expériences s’influencent-elles mutuellement ?

C’est clair que mon passé de combattant a énormément influencé ma manière d’entraîner et de préparer mes athlètes.

Je sais ce que c’est que d’être fatigué au point de se sentir mauvais. Je sais ce que c’est que de passer par différentes étapes émotionnelles pour se préparer à un événement. Je sais c’est que c’est de récupérer pour le jour J. Je sais ce que c’est de ressentir la pression au moment de rentrer dans l’arène. Et je pense que c’est vraiment important pour un préparateur physique de pouvoir avoir connu le sport, la sueur, la peur, le doute et de savoir aussi ce que c’est de s’entraîner, de suer, de perdre et de gagner.

Les sports de combat m’amènent vraiment une richesse motrice au niveau de mon job de préparateur physique. J’utilise énormément les jeux d’opposition, de lutte pour travailler le cardio et le mental. J’insiste sur les appuis, les déplacements, les réflexes…

Il n’y a pas qu’une seule casquette de préparateur physique, il y a plein de manières d’exercer son job. Je n’exerce pas de la même manière que les autres, mon passé martial a énormément d’impact dans ma manière de travailler.

Quels conseils donnez-vous aux athlètes qui souhaitent progresser ?

Des conseils, il y en a beaucoup ! Le premier, c’est qu’au moment de s’entraîner, on doit être à 200% ! On peut se relâcher, discuter entre les exercices, mais on doit être focus à 200% le reste du temps. Si on n’est pas assez concentré, on peut se faire mal. C’est d’ailleurs parfois ce que je reproche au sein d’autres disciplines, notamment quand j’ai des personnes qui ont des besoins en musculation, en athlétisme… Elles sont présentes, mais pas toujours . Ce n’est pas une généralité, mais ça arrive.

C’est quelque chose d’important et que j’essaie de transmettre aussi.

Quel est le secret pour garder une forme olympique ? Y a-t-il des types d’exercices et des mouvements que vous pratiquez souvent ?

A mon époque de combattant, j’avais vraiment en tête la performance. Aujourd’hui, ma vision d’athlète c’est, bien sûr, de pouvoir performer, mais aussi de pouvoir vivre dans de bonnes conditions très longtemps sans être cassé.

Le sport, ça s’adresse à tout un chacun et il est important de se sentir bien et de pratiquer une activité physique régulière, même si notre objectif n’est pas de devenir athlète de haut niveau. Ca ne sert à rien de s’entraîner cinq fois par semaine pendant trois mois et puis rester trois mois sans entraînement. Il vaut mieux avoir une fréquence d’entraînement plus basse mais régulière.

Je recommande généralement 3 types d’entraînement :

  • 1 entraînement de type petit footing (marche, vélo, nage…)
  • 1 séance de renforcement musculaire intelligente avec un travail de gainage postural. Oubliez complètement les crunch et sit-up (relevés d’épaules et fermetures au niveau abdominal) qui font plus de mal que de bien !
  • Au niveau de l’étirement, il y a plusieurs écoles. Mais globalement, gardez quand même des amplitudes de mouvements. Etirez des chaînes musculaires pour pouvoir aussi garder ce travail postural et ne pas avoir de tensions musculaires.

Quels produits / services liés à Daisho appréciez-vous et pour quelle(s) raison(s) ?

Paradoxalement, j’ai un peu de mal avec la vente en ligne parce que j’ai besoin d’avoir un intermédiaire. Avec Vincent, j’ai pu avoir ce contact humain. On est pas un numéro client sur internet, sur un fichier […] on a vraiment un interlocuteur qui fait l’intermédiaire entre nous et les différents fournisseurs avec lesquels il travaille. C’est un peu comme un courtier en assurance. Il est là pour défendre son client ! Vincent est présent pour nous conseiller, pour nous aiguiller et nous fournir un service de qualité.

Aujourd’hui, on a de plus en plus d’offre d’achat avec de moins en moins de service… On connaît tous les longs répondeurs, où finalement on tombe toujours sur quelqu’un de différent qui nous explique des choses complètements différentes lorsque l’on a un problème ou une question.

Au contraire, ce que j’apprécie chez Vincent, c’est son service et sa disponibilité lorsque l’on a besoin de quelque chose.


Encore merci à Pierre pour son accueil et son professionnalisme ! Envie de vous lancer, vous aussi, dans le Jiu Jitsu ou le MMA ?